« La dialectique est le fait de devoir tenir ensemble des éléments inconciliables et contradictoires »1 (Ardoino 2010, p.15). C’est en se référant à cette définition de la dialectique que cette sélection bibliographique invite à arpenter différentes voies pour tenter de (re) donner du sens au mot militance. Elle propose des pistes réflexives autour de questions que ce concept peut soulever.
Barbara Cassin, philologue française, invitée de l’émission radio de la RTBF la Première Dans quel Monde on vit y déclarait le 29 novembre 2025 « Militer aujourd’hui c’est parler haut et fort de ce qui est insupportable ». À l’instar de ces propos, il parait légitime, pour commencer, de se demander : comment ne pas militer aujourd’hui dans un monde si injuste ?
Militer, verbe sale de l’époque de Johan Faerber contient des éléments de réponses. Il analyse comment le mot engagement a supplanté celui de militantisme, terme aujourd’hui malmené par les lieux de pouvoir, ainsi que celles et ceux qui s’en réclament. À l’opposé, seront valorisé·e·s et encouragé.e·s ceux et celles qui disent s’engager, agissant au profit, et sous les ordres, d’autorités en place. « S’engager, c’est abandonner successivement et conjointement la charge révolutionnaire, la puissance contestataire sinon la logique émeutière propre au militantisme », écrit-il. Il montre la rhétorique et les moyens mis en place par les puissants, visant à « salir les militants par tous les moyens tout en gardant les mains propres ». C’est ainsi que les revendications et actions des militant·e·s, susceptibles de déstabiliser l’ordre établi, sont cachées, transformées, décrédibilisées dans l’espace médiatique dominant.
Alors que les acteurs et actrices œuvrant à la transformation sociale pour plus d’égalité sont ridiculisé·e·s ou criminalisé·e·s (certaines actions d’activistes du climat, de mouvements antifascistes, féministes, décoloniaux), les sujets obéissants ont le vent en poupe, avec des milliers d’abonné·e·s qui les suivent sur les réseaux sociaux. Ils sont les outils indispensables des conservateurs issus de classes sociales aisées, aux discours sexistes et racistes qui sont à la tête de nombreux pays de ce
monde. Ils font appel à un passé imaginaire, où chacun·e aurait eu une place dont il ou elle semblait se satisfaire, une époque bénie où les élèves auraient obéi aux maitres autoritaires sans rechigner, les ouvrier·ère·s aux patrons, les soldats, enfants de pauvres aux riches colonels, les femmes à leurs maris, les personnes racisées, aux esclavagistes ou colons blancs, un monde à la pensée binaire, et où seuls les hétérosexuels ont le droit de vivre. Il est donc demandé de faire taire ou disparaitre, avec, de plus en plus de véhémence, celles et ceux qui participent et/ou appellent aux changements sociaux, aux luttes féministes et décoloniales.
Carla Bergman et Nick Montgomery dans Joie militante, analyse les causes de cet assujettissement volontaire :
- La politique de la peur qui nous persuade que la vie est dure et lourde, que les autres sont une menace et que la sécurité viendra d’un état autoritaire, policier et militaire.
- Le relativisme qui, sous couvert de « bienveillance », parfois de « vision démocratique » fait de toutes les opinions une position acceptable.
- L’habitude grandissante du manque de pouvoir d’agir et le fatalisme qui en découle, empêchant de voir que « des situations terribles sont construites de façon à être perçues comme inévitables ».
- La promesse de bonheur (celle d’avoir une vie comme celle des riches), produit marketing construit sur des images de papier glacé qui « fonctionne comme un anesthésiant ».
Se voulant être « une aide aux personnes qui tâchent de trouver par elles-mêmes à quoi une résistance exaltante peut ressembler », ce livre peut constituer une ressource pour réenchanter les collectifs qui tentent d’agir pour un monde plus juste. Il s’empare également d’un autre aspect se situant au cœur des tensions qui traversent le monde de la militance : il dénonce la rigidité de certaines formes de militantisme qui n’ont que pour conséquences la stagnation et l’épuisement.
C’est alors qu’il est nécessaire de pencher sur une autre question : une institution, d’autant plus, lorsqu’elle est financée par les pouvoirs publics, peut-elle être militante ? Autrement dit, en dehors des brèches, des interstices, existe-t-il des lieux institués où la militance est possible ? Pour trouver des pistes de réponses, il est intéressant de se plonger dans l’ouvrage collectif Cent ans d’associatif en Belgique… Et demain ? Du Collectif 21. Il retrace l’histoire associative belge et donne des perspectives. Il interroge notamment la place des « travailleuses, militants et publics de l’associatif ». Il est aussi complémentaire de faire appel au livre coordonné par Matthieu Hely et Maud Simonet, Monde associatif et néolibéralisme. Il participe à dépasser un faux débat qui traverse les associations, celui peu constructif et caricatural qui veut opposer « les militant·e·s » et « les travailleur·euse·s » (c’est-à-dire, celles et ceux souvent perçu·e·s comme les ancien·ne·s au grand cœur, les vrai·e·s militant·e·s de la belle époque et celles et ceux arrivé·e·s plus récemment et qui sont là, non par bonté d’âme, mais parce qu’ils, elles cherchaient du boulot). Leur analyse du monde associatif va faire s’interroger, non sur les personnes, mais sur les contenus du travail des associations, et sa marchandisation.
C’est aussi en lisant les histoires de figures et collectifs militants à travers la planète et dans différents milieux de vie que nous pourrons nous inspirer, ouvrir nos imaginaires : des histoires de groupes de femmes dans différents lieux du monde, des personnes issues du milieu syndical, du monde de l’éducation, de l’alphabétisation en Belgique et ailleurs sont proposées.
Pour finir, ce sera l’espace de la formation qui sera interrogé : une formation peut-elle être un espace militant ? À partir de quelles démarches ? De quelles approches pédagogiques ?
Des ateliers d’écriture pour faire récit d’injustices, des pratiques en pédagogie antiraciste, un projet de lutte contre la reproduction des inégalités sociales par le système scolaire et des démarches pour remettre en question les politiques d’austérité dans une approche féministe peuvent constituer des sources d’inspiration.
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Johan FAERBER, Militer, Verbe sale de l’époque, Editions Autrement, 2024, 259 pages
« Ne plus militer, c’est accepter de se taire. »
Le verbe militer, né de la Révolution française, s’est progressivement détaché de son lien militaire pour symboliser le combat visant à faire triompher une idée ou une vision du monde. Si aujourd’hui, militer est devenu un terme dévalorisé, c’est le reflet d’une profonde crise démocratique. Jadis moteur de transformation sociale, le militantisme est désormais associé à une radicalité inquiétante. Accusations de terrorisme intellectuel, tentatives de dissolution de groupements militants : comment en est-on arrivé à une perception aussi négative de cet acte fondamental ?
Dans cet essai incisif, Johan Faerber s’interroge sur les possibilités et les limites du militantisme social, politique et culturel à travers des événements récents : la criminalisation des militants écologistes à Sainte-Soline, la disqualification des mouvements en quête de justice sociale et ontologique, ou encore le dénigrement du discours de Justine Triet, réalisatrice et scénariste française, au Festival de Cannes. Ces exemples soulèvent des questions essentielles sur l’avenir du militantisme dans nos sociétés contemporaines.
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Carla Bergman et Nick Montgomery, traduction Juliette Rousseau, Joie militante, Construire des luttes en prise avec leurs mondes, Editions du commun, 2021, 272 pages
À quoi ressemble la joie dans les milieux de lutte ? Qu’est-ce qui nous rend collectivement et individuellement plus capables, plus puissant·e·s et pourquoi, parfois, les milieux radicaux produisent tout l’inverse et nous vident de tout désir ?
C’est à ces questions que Joie militante tente de répondre, combinant propositions théoriques, analyses de cas pratiques et entretiens avec des militant·e·s issu·e·s de luttes diverses : féminisme, libération noire, résurgence autochtone, squat, occupations, luttes queer, anti-carcérales, d’autonomie des jeunes, anarchisme, autonomisme, écologie radicale.
La joie, au sens spinoziste du terme, renvoie à notre capacité à affecter et être affecté·e·s, à prendre activement part à la transformation collective, à accepter d’en être bouleversé·e·s. La joie telle qu’elle nous est ici proposée est une façon d’habiter pleinement nos mondes, nos attachements, plutôt que de chercher à les diriger.
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Mathieu BIETLOT, Manon LEGRAND (coordonnée par), Cent ans d’associatif en Belgique… Et demain ? : Les réflexions du Collectif 21, Agence AlterEditions/Collectif 21, 2022, 340 pages
Deux ans durant, le Collectif 21 a interrogé l’histoire et l’avenir du fait associatif en Belgique, les combats qui l’ont permis et ceux qu’il a portés, sa fonction sociale, émancipatrice et démocratique, sa culture propre, ses liens avec les pouvoirs publics, les logiques marchandes et managériales qui le dévoient, les relations de travail et les rapports aux publics, le militantisme et la professionnalisation…
Cette réflexion s’est menée sans prétention scientifique, à travers des moments de partage sympathiques qui étaient avant tout l’occasion de lever la tête du guidon et de penser ce qui nous arrive. Ce livre engagé, aux registres variés, en garde trace afin de permettre aux questionnements de se prolonger. Comment l’associatif fait-il histoire ? Comment faire société demain ?
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Rebecca JUNE, Ximo ABADIA, Filles, femmes, liberté : elles font changer le monde, Rue du Monde, 2024
Cet album invite à faire le tour de la planète des luttes de femmes pour leurs droits à l’égalité, au respect et contre toutes les violences. Des rues de Téhéran aux combats autour de #MeToo, c’est chaque fois en agissant ensemble, que ces femmes interpellent l’opinion et finissent parfois par l’emporter.
On rencontre ainsi les femmes d’Arabie Saoudite qui se sont battues pour le droit de conduire une voiture, des Marocaines pour le droit à la terre ou des ouvrières de chez Ford, en Grande-Bretagne pour l’égalité salariale. Il est aussi question, dans cet album aux illustrations spectaculaires, de combats menés par des femmes qui ne concernent pas que les femmes comme en Afrique du Sud contre l’Apartheid ou lors de la Révolution française pour réclamer du pain pour nourrir les enfants.
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Alain LEDUC (Sous la direction de), Myriam AZAR (Sous la direction de), Mohamed El Baroudi, un « fil rouge » de 40 ans d’immigration marocaine à Bruxelles, CFS, Collectif Alpha, Lire et Ecrire Bruxelles, 89 pages
À travers l’histoire de l’immigration marocaine, cet ouvrage et le DVD qui l’accompagne relatent l’itinéraire de Mohamed El Baroudi, un homme qui a notamment contribué à créer les premiers cours d’alphabétisation dans une permanence syndicale de la FGTB dès 1969. C’est de cette expérience qu’est né le Collectif alpha, et ensuite le projet de créer « Lire et Écrire » pour lutter contre l’analphabétisme en Communauté française de Belgique.
Les propos de ces deux documents visent à susciter la réflexion et les débats dans les associations, notamment sur les valeurs qui ont poussé cet homme, ainsi que celles et ceux qui ont milité avec lui, à lutter contre l’analphabétisme, pour la laïcité politique, pour une école interculturelle, pour l’émancipation individuelle et collective, et pour la solidarité internationale et du monde du travail.
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Louis MARMOZ, Éducation et conscience politique : Gelpi, Roorda, Postic, Loureiro, Mialaret, Ardoino et Freire, L’Harmattan, 2020, 246 pages
Sans conscience politique toujours en éveil, il n’y a pas de démocratie. La conscience politique n’est pas innée, elle se construit. L’école peut-elle aider à forger cette conscience politique nécessaire à la vie en société ? À partir d’une relecture de l’œuvre de grands penseurs de l’éducation, qui en ont aussi été des acteurs appliqués, Louis Marmoz met en évidence les sept conditions qui balisent cette construction : la prise de conscience de la situation économique et sociale, le courage d’en dénoncer les défauts, le sens de la responsabilité, la nécessité de l’intégration, le souci d’une connaissance vérifiée, la capacité de maitriser un projet et celle de s’engager et d’intervenir. L’ouvrage que propose Louis Marmoz rappelle que ces penseurs de l’éducation ont conduit des travaux et mené des réflexions sur l’éducation, qui conservent toute leur actualité. Ces penseurs permettent sans aucun doute une prise de distance avec les récentes orientations des politiques d’éducation, mais également avec des recherches en éducation qui versent dans une expertise animée par un souci d’efficacité et d’utilité immédiate.
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Pascale Lassablière Suzanne Rosenberg (Préface) Michel Neumayer (Postface) Étiennette Vellas (Postface), Écrire pour comprendre l’illettrisme, L’atelier d’écriture pour accompagner le récit de vie, Chronique sociale, 2025, 224 pages
Raconter son propre vécu pour s’approprier une cause au-delà de son expérience particulière, avec l’écriture comme outil. Un outil d’humanité quand il permet de se reconnaître soi-même et de rencontrer l’autre. La posture est militante et engagée.
L’intention est que chacun puisse parler de l’histoire de l’autre, en situant sa propre histoire dans l’histoire commune, dans un contexte sociétal historique, culturel, économique, géographique. Bien sûr, cela demande des aménagements méthodologiques, des audaces, un contrat de confiance entre tous les participants, ambassadeurs, accompagnateurs, animateurs. Cela demande de penser une forme d’animation dans laquelle chacun se sente libre de chercher, d’écrire avec des manques, et d’imaginer des outils pour contourner la difficulté de l’accès au geste technique d’écrire.
C’est ce que nous voulons partager dans cet ouvrage, avec l’espoir de donner des clés à des professionnels du travail social, non seulement dans le secteur de la formation pour adultes, de l’alphabétisation, de la lutte contre l’illettrisme, mais aussi pour tout groupe qui voudrait creuser une question qui le touche, et qui voudrait la faire sienne en cheminant avec l’écriture. Montrer qu’il est possible de s’autoriser à écrire à propos de ce qui écrase, on pourrait dire de « s’auteuriser ».
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Sud Éducation 93, Nacira GUENIF-SOUILAMAS, Saïd BOUAMAMA, Entrer en pédagogie antiraciste : D’une lutte syndicale à des pratiques émancipatrices, Shed Publishing, 2023, 400 pages
En 2017, le syndicat SUD Éducation 93 organise un premier stage de formation à la pédagogie antiraciste destiné à la communauté éducative. Cette initiative fera l’objet d’attaques judiciaires et médiatiques sans précédent de la part de journalistes, de parlementaires et du ministre de l’Éducation nationale en personne.
Au-delà de la controverse, l’ouvrage revient sur les outils proposés au cours des trois stages menés par la commission antiraciste du syndicat entre 2017 et 2022, donnant ainsi accès à une ressource pionnière en la matière en France. Les analyses des rouages du racisme à l’école, développées entre autres par Nacira Guénif, Marwan Muhammad, Ugo Palheta, Myriam Cheklab ou Saïd Bouamama se mêlent à des contributions d’enseignant·es, de Conseiller principal d’éducation, d’assistant·e·s d’éducation et de parents pour intégrer concrètement l’antiracisme aux méthodes d’apprentissage et d’accueil des élèves et de leur famille.
Empruntant à la pensée de Bell Hooks, Amílcar Cabral, Élise et Célestin Freinet ou Paulo Freire, Entrer en pédagogie antiraciste met en avant une multiplicité de démarches guidées par le désir de prendre soin les un·e·s des autres pour faire de l’éducation une véritable pratique de liberté.
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Patrick Michel, Vers une école de qualité pour toutes et tous, Comprendre l’école pour mieux la transformer, Collectif Alpha, 2025
Dans son décret « Missions », le ministère de l’enseignement en Belgique francophone affirme qu’un de ses objectifs prioritaires est d’« assurer à tous les élèves des chances égales d’émancipation sociale ». Pourtant, tous les indicateurs montrent l’échec de cet objectif : plus les enfants appartiennent à des catégories sociales défavorisées et moins bonnes sont leurs performances scolaires. Pour tenter d’expliquer l’échec de ses ambitions, l’école aura tendance à en rejeter la responsabilité sur les enfants et les familles de milieu populaire. Les enfants seront étiquetés par un registre fourni de termes liés à une déficience individuelle supposée et les parents seront considérés comme coupables de « ne pas s’intéresser à la scolarité de leurs enfants », d’être « démissionnaires », etc. Or, en fréquentant depuis des dizaines d’années des parents peu ou non scolarisés au sein du Collectif Alpha, nous avons toujours été frappés par l’importance qu’ils accordaient à la scolarisation de leurs enfants et par toutes les stratégies qu’ils mettaient en œuvre pour essayer d’assurer leur réussite scolaire.
Pour répondre à ce profond désir et étayer ces stratégies, nous avons décidé de proposer un « atelier école » ouvert aux parents suivant des cours d’alphabétisation au Collectif Alpha de Molenbeek. Dans cet atelier, se réunissant une fois par semaine, deux axes ont été constamment travaillés en parallèle, l’un appelant systématiquement l’autre : la compréhension de l’école et du système scolaire et la prise de conscience des inégalités scolaires pour sortir du sentiment d’infériorité et de culpabilité individuelle en vue de construire des actions et des revendications pour une école réellement égalitaire.
Le présent dossier reprend les principales démarches qui ont été construites dans cet atelier ainsi que les outils qui ont été utilisés afin que ces activités puissent être reproduites par d’autres formateurs ou formatrices avec des groupes de parents peu scolarisés.
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Austérité et dette, les femmes s’en mêlent, Vie Féminine, 2014
Austérité et dette, les femmes s’en mêlent fait partie des outils développés dans le cadre du projet d’alphabétisation féministe « Alpha d’un autre genre » de Vie Féminine. Celui-ci vise entre autres à promouvoir la réalisation d’outils d’apprentissage et de sensibilisation permettant aux femmes l’acquisition et l’exercice de leurs droits de citoyennes.
Cette mallette d’animation a été créée en 2014 pour comprendre et réfléchir de manière critique et collective sur les mesures d’austérité en application, s’approprier des notions d’économie pour mieux agir. Malgré ses 10 ans d’âge,
la majorité de son contenu est d’une brûlante actualité !
Il vise à :
- Réfléchir collectivement sur la réalité sociale dans laquelle on vit actuellement en Belgique et, en particulier, sur les mesures d’austérité et leurs causes : la crise et la dette, vu l’énorme impact de l’austérité sur les femmes et leurs conditions de vie.
- Prendre conscience des différentes discriminations que vivent les femmes.
- Construire un savoir collectif critique à partir des réalités de vie des femmes du groupe.
- Agir collectivement pour changer les conditions de vie des femmes.
Par ailleurs, en tant qu’outil d’apprentissage du français, ce jeu vise chez les apprenantes à :
- Comprendre ce qu’est l’austérité,
- S’exprimer sur son vécu, sur base d’apports, sur ce qu’on entend.
- Construire une analyse critique argumentée.
Centre de documentation
148 rue d’Anderlecht 1000 Bruxelles
02 540 23 48 cdoc@collectif-alpha.be
- Louis MARMOZ, Éducation et conscience politique : Gelpi, Roorda, Postic, Loureiro, Mialaret, Ardoino et Freire, L’Harmattan, 2020, p.15.