Sélection bibliographique

Aurélie Audemar, Centre de documentation pour l’alphabétisation
et l’éducation populaire du Collectif Alpha

Cette sélection bibliographique propose une série d’ouvrages et de supports d’animation autour de la question de l’évaluation selon un angle spécifique. En effet, face à une problématique qui touche tous les pans de la vie et qui peut se manifester de tant de manières différentes, les références répertoriées ont été choisies autour de la mise en tension entre éducation populaire et insertion socioprofessionnelle.

Lorsqu’une formation en alphabétisation vise l’insertion des participant·e·s au marché de l’emploi et de la formation professionnelle, comment pratiquer l’évaluation à tendance formative ? Comment ne pas se laisser tenter par l’unique évaluation à tendance certificative ? Ces deux types d’évaluation peuvent-ils être complémentaires ? Si oui, comment ?

En se préoccupant des processus d’apprentissage et des effets de la formation à partir de critères définis par les acteurs concernés (les apprenant·e·s et leurs formateur·ices), l’évaluation formative, comme définie dans le cadre de référence pédagogique de Lire et Écrire1, aide l’apprenant·e à se situer dans sa formation, à se projeter en coconstruisant ses critères de réussite. Elle vient soutenir le, la formateu·rice à orienter l’action de formation à partir des projets des participant·e·s.

L’évaluation à tendance certificative est établie à partir de normes institutionnelles, extérieures à la formation, comme celles de tous diplômes, de tests de sélection, de formations qualifiantes, du permis de conduire. Elle cherche à vérifier, contrôler la conformité des compétences des participant·e·s à ces normes.

Quand l’une est une démarche de soutien et participe à valoriser tous les progrès dans un climat de coopération, l’autre est un moyen de hiérarchiser des types de savoirs et de compétences, de sélectionner et d’exclure selon des critères précis, dans un esprit de compétition. Peut-on faire les deux dans une même formation ?

Dans un marché de l’emploi ultraconcurrentiel, où la technologie et les inégalités sont érigées comme inéluctables, les personnes en difficulté avec la lecture et l’écriture se voient généralement soit désignées comme « éloignées du marché de l’emploi », voire « inemployables », soit assignées à des postes de travail d’exécutants, dans des conditions précaires, peu ou pas valorisés financièrement et socialement. Quels autres avenirs désirables est-il possible d’imaginer pour les personnes en alpha ?

C’est pour déconstruire des idées reçues que cette sélection bibliographique invite, en premier lieu, à lire un recueil de témoignages de personnes en alpha sur leur parcours professionnel, dont vous pouvez découvrir un extrait dans cet encadré :

Petit garçon, j’ai beaucoup travaillé. Au village, à Coyah, j’ai travaillé le riz, le fonio, l’arachide. C’était en Guinée-Konakry. Vers 12 ans, j’ai été à la capitale et là, j’ai travaillé avec le fil à plomb. J’ai travaillé comme maçon depuis mes 12 ans jusqu’à mes 30 ans et toujours dans le bâtiment. Je travaillais avec un cousin mais il est tombé malade, il allait tous les jours à l’hôpital et ensuite il est décédé. Avec le fil à plomb, j’ai beaucoup construit, presque 500 bureaux et aussi des petits bâtiments sans étages. (…) Abdoulaye

Dès leur petite enfance, pendant que d’autres allaient à l’école, ils·elles travaillaient déjà. On peut ainsi y lire les métiers qu’ils·elles ont exercés, leurs nombreuses expériences et donc l’étendue de leurs compétences professionnelles. Ce type de mise en lumière des savoirs construits hors du milieu scolaire ou académique constitue une étape importante de l’évaluation formatrice. Cette première proposition de lecture est suivie d’un ouvrage éclairant sur le concept contestable d’employabilité. Plusieurs références autour de différentes pratiques d’évaluation dans le milieu scolaire et celui de la formation pour adultes, les antagonismes et leurs effets suivent. Pour finir, divers outils d’évaluation sont présentés : des photolangages, un référentiel et des démarches spécifiques d’accompagnement et de formation vers l’emploi de personnes ne maîtrisant pas ou peu l’écrit.

Nos histoires sont aussi celles de Molenbeek, Collectif Alpha, 2023

« Nos histoires sont aussi celles de Molenbeek » est le catalogue de l’exposition présentée par un groupe oral du Collectif Alpha au Musée de Molenbeek, le Momuse, en 2023.
« À 5 ans, j’ai quitté la campagne, avec ma famille, nous sommes allés vivre en ville. À 11 ans, je suis allée travailler dans un atelier de tapis, des tapis avec des fils de laine. C’était un travail très difficile, le chef était méchant, il me tapait, me frappait tout le temps. On utilisait de grands couteaux. J’ai eu souvent des blessures aux doigts. Je pleurais tous les jours. Un jour, j’ai eu une blessure plus grave à un doigt et je n’ai plus travaillé pendant 6 mois. Je suis tombée malade et je n’ai plus travaillé dans l’atelier de tapis. Vers 15 ans, j’ai travaillé dans un atelier de couture. C’était une société allemande. J’ai fait ça jusqu’à mes 18 ans. Ma sœur travaillait aussi comme couturière (…) » Ce livret contient des témoignages, comme celui de Saïda B., membre d’un groupe oral, au Collectif Alpha. Ces récits récoltés lors des formations ont été mis en forme pour partager des réalités d’enfances marquées par une vie de labeur. On peut également y voir des peintures d’objets de leurs métiers qu’ils ont réalisés dans le cadre d’ateliers. Si vous souhaitez en savoir plus sur comment ce projet a été mené, deux dossiers pédagogiques le relatent :

  • Que veut dire habiter à Molenbeek, d’hier à aujourd’hui, avec comme lieu ressource le Momuse
  • Comment mon histoire participe à celle de la commune ? Du récit individuel à une exposition collective dans un musée

Ils sont téléchargeables depuis le site du Collectif Alpha.

La naissance de l’inemployable ou l’insertion aux risques de l’exclusion, Serge Ebersold, PUR, 2001, 208 p.

Ce livre s’intéresse aux conditions d’émergence d’une nouvelle catégorie d’ayants droits qui se distingue, tout en les recoupant en certains points, de ces catégories instituées que sont le chômeur, le pauvre et l’handicapé : l’inemployable. Si son existence est sans doute imputable à d’incontournables mutations économiques et sociales, elle trouve aussi sa source dans les présupposés des politiques dites d’insertion.

En s’organisant autour d’une perspective éducative, ces politiques ont réintroduit le monde du travail, ses normes et ses valeurs dans le quotidien des personnes sans emploi et affirmé la primauté de la valeur travail et des valeurs professionnelles qui y sont liées. Elles ont fait du chômage une étape de la vie qu’il importe de mettre à profit pour s’armer face aux exigences de plus en plus mouvantes du marché du travail, se construire de nouvelles perspectives professionnelles et reconstruire ses modalités d’appartenance alors qu’il était l’inverse du salariat. Elles ont transformé le sans-emploi en un « handicapé » plus ou moins provisoire ayant des « déficits » à combler, alors qu’il était jusqu’alors un inactif en marge de l’emploi.

Étude qualitative auprès d’adultes ayant un faible niveau de qualifications, en attente ou en reprise de formation, Patricia Vega Fernandez, Daniel Faulx, ULG, 2020, 131 p.

Pour présenter cette recherche, je vous propose un extrait de l’introduction : « Dans cette étude, sans nier l’importance de facteurs comme les conditions de vie des personnes, leurs moyens financiers, l’accessibilité des lieux de formation, nous avons cherché à comprendre si la dimension pédagogique du parcours formatif de l’apprenant pouvait apporter des informations complémentaires au fait que des adultes éprouvent tant de difficultés à suivre et à s’accrocher à un système d’apprentissage.

Dans cette optique, cette étude est orientée vers deux axes :

  • celui de la sociologie et de la psychologie, permettant d’obtenir des informations plus précises sur le profil psychosocial du public « adultes ayant un faible niveau de qualifications »,
  • celui de la pédagogie des adultes, permettant d’analyser les actions proposées lors de l’offre de formation.

L’objectif est de répondre de manière qualitative à cette question centrale :

Dans quelle mesure le croisement entre un profil psychosocial et une offre de formation peut expliquer l’accrochage, la réussite et l’engagement dans un système éducatif ou formatif ? »

www.cdoc-alpha.be/GED_BIZ/194265791244/rapport_final_ibefe_1_(1).pdf

L’évaluation, une menace ?, Fabrizio Butera, Céline Buchs, PUF, 2016, 192 p.

Pendant longtemps, l’évaluation des connaissances dans l’éducation a été considérée comme un instrument de mesure de l’acquisition des connaissances. Cependant, plus récemment, plusieurs travaux ont montré que les formes les plus courantes d’évaluation, notamment la plupart des systèmes de notes, focalisent l’attention des apprenants davantage sur la comparaison sociale avec les camarades ou collègues que sur la tâche à accomplir. Cette comparaison peut menacer l’auto-évaluation et, de fait, s’avérer nuisible pour la performance des apprenants et pour leur estime de soi, et peut induire des comportements antisociaux. Ce volume réunit des chercheuses et des chercheurs dont les travaux mettent en évidence les menaces potentielles qui apparaissent dans le processus d’évaluation, quelles en sont les conséquences psychologiques et sociales et quels sont les mécanismes pour les réduire.

S’ajuster au coeur de l’activité d’enseignement-apprentissage : Construire une posture d’ajustement, Eric Saillot, Dominique Bucheton (Préfacier), Marguerite Altet (Préfacier), L’Harmattan, 2020, 262 p.

Si les travaux développés par Dominique Bucheton et son équipe ont su, dès la fin des années 2000, mettre en évidence l’importance des co-ajustements de l’agir du maître et de celui des élèves dans les processus d’enseignement-apprentissage, la notion d’ajustement attendait qu’un ouvrage lui soit exclusivement consacré, offrant ainsi l’« armature théorique solide » qu’elle méritait, pour reprendre les mots de Thierry Piot (dans l’avant-propos). L’ouvrage d’Éric Saillot répond à cette attente. Il met à la disposition des chercheurs, des étudiants, des formateurs et des pédagogues une théorisation ambitieuse par l’importance de la documentation mobilisée : celle-ci puise à la fois dans les sciences du langage, la psychologie, la sociologie, les recherches en didactique ou en pédagogie, ou encore les théories ergonomiques de l’activité. Ambitieux, l’ouvrage l’est également par la complexité des questions abordées en lien avec l’ajustement : qu’il s’agisse de l’inclusion, de la bienveillance, du statut de l’erreur, de la pédagogie différenciée ou d’autres encore. Mais cette double ambition se conjugue avec le souci dont l’auteur fait preuve de demeurer tout au long de son texte accessible, établissant des liens constants entre son sujet d’étude et les pratiques de classe ou les activités de recherche, ce qui l’amène à éclairer les unes et les autres sous un jour particulièrement original.

Concevoir et pratiquer une évaluation autonomisante : Réussir ce n’est pas jouer à la loterie, Marie-Louise Zimmermann-AstaI, Chronique Sociale, 2019, 192 p.

Comment faire pour évaluer ? L’évaluation crée, pour beaucoup d’étudiants, à la fois stress, incompréhension et traumatismes pour ceux qui échouent. La docimologie a mis en évidence l’absence de fiabilité des notes qui dépendent de nombreux biais. L’évaluation autonomisante que l’auteure a créée est issue de l’évaluation formatrice. C’est une évaluation réaliste et praticable. Elle a pour objectif à la fois de lutter contre l’angoisse liée aux examens et de promouvoir la réussite d’un maximum d’élèves, d’étudiants, car elle permet de passer de l’implicite à l’explicite. Dans cet ouvrage, l’auteure préconise et décrit les outils qu’elle a utilisés : critères de réalisation, critères de réussite. Ceux-ci doivent être parfaitement détaillés par l’évaluateur, mais l’évalué doit se les approprier au cours d’une mise en commun. C’est une auto-évaluation que l’apprenant qui le désire peut réaliser et ainsi se préparer à réussir de façon efficace et maîtrisée. Cette forme d’évaluation peut s’appliquer à tous les degrés d’enseignement et de formation.

Des chemins de savoirs dans une pédagogie de la conscientisation, Anne Vinerier, Scérén Canopé, 2005

La démarche s’appuie sur une pédagogie de la conscientisation qui prend en compte l’apprenant dans les savoirs qu’il a déjà construits en arrivant en formation et les savoirs qu’il souhaite développer en référence à ses projets. Le coffret contient trois livrets complémentaires :

  • Mon parcours dans mes chemins de savoirs :

Ce livret correspond à un portfolio où sont répertoriés nombre de savoir-être et de savoir-faire à acquérir. Nous retrouvons les compétences de base et les compétences transversales suivantes : communication orale (différenciée selon que l’apprenant est ou n’est pas francophone), lecture-écriture (production et reproduction), calcul (construction du nombre et opérations sur les nombres), mesures et géométrie, espace, temps, raisonnement, mémoire, attention.

  • Des chemins de savoirs dans une pédagogie de la conscientisation :

Guide pédagogique pour le formateur qui les accompagne. À partir d’une analyse approfondie des besoins des publics concernés, les concepteurs ont tenté d’établir une formation à la carte. L’approche y est psychologique (passage d’une image négative de soi à l’affirmation de sa personne), sociale et politique afin d’aider l’apprenant à retrouver sa place dans la société, et à redonner du sens au savoir. La personne est ici prise en compte dans sa globalité. Ce document aborde également des aspects théoriques dans la mesure où les auteurs présentent les concepts sous-jacents à leur démarche.

  • L’hologramme :

Cet outil, qui permet de situer les profils et les niveaux des apprenants se compose de 14 rubriques situées sur quatre axes : axe de l’environnement, axe du passé, axe psycho-affectif et cognitif, axe des savoirs. Chaque point de cette perspective hologrammatique est repris et détaillé dans le guide du formateur.

Grille générique des savoirs de base en situation professionnelle, Collection Les cahiers de l’Interfédé 21, Lire et Ecrire Centre Mons-Borinage, Interfédération des EFT-OISP, 2015, 60 p.

La grille générique des savoirs de base en situation professionnelle est un outil destiné à :

  • Identifier les savoirs de base mobilisés dans un métier donné ;
  • Construire un contenu de formation spécifique aux savoirs de base développés en lien avec un métier donné. Les formations sur les savoirs de base pourront ainsi être contextualisées en fonction du métier donné ;
  • Identifier les difficultés de maîtrise des savoirs de base pour un stagiaire en particulier dans le cadre d’une formation professionnalisante. Des objectifs de formation personnalisés pourront ainsi être identifiés pour chaque stagiaire sur base, par exemple, d’un test de positionnement préalable ;
  • Favoriser les actions concomitantes entre opérateurs de formation du secteur.

Elle distingue six savoirs ou domaines : parler, lire, écrire, calculer, se repérer dans l’espace et se repérer dans le temps, répartis en trois degrés de maîtrise qui impliquent une progression.

Parlimage : L’exploration de soi par l’utilisation de la photographie dans les pratiques d’orientation, Marie-Claude Mouillet, Ariane Tirel (Photographe), éditions Qui plus est, 2011

Outre l’utilisation classique de la photo comme vecteur de communication, Parlimage propose d’aborder la réflexion sur soi, la projection dans l’avenir et l’insertion sociale et professionnelle par la médiation de l’image.

Les photographies sont réparties en trois lots, repérables par des pastilles de couleur, sachant en effet que certaines situations professionnelles ne nécessitent qu’une vingtaine de photos (entretien individuel par exemple) quand d’autres en demandent une cinquantaine.

Le premier lot propose 12 photos abstraites, le deuxième 48 photos avec des êtres humains ou des animaux et le troisième lot, 40 photos sur lesquelles apparaissent des paysages, des objets, etc. Vous avez toute liberté de mélanger l’ensemble des 100 photos et ainsi de composer vos propres jeux en fonction de votre public et/ou de votre objectif de travail.

L’explorama : Environnements professionnels, gestes, activités, des centaines de correspondances avec le Rome, Sylvie Darre (sous la direction de), éditions Qui plus est, 2005

L’Explorama révèle l’importance de l’environnement professionnel dans le choix d’un emploi et dans sa capacité à s’y maintenir. Les expérimentations de L’Explorama ont confirmé qu’un emploi pouvait être choisi par une personne non pas pour les tâches à effectuer ou les objectifs poursuivis, mais du fait de l’environnement dans lequel il s’exerçait.

L’originalité de L’Explorama est de traiter les thèmes classiques de l’orientation professionnelle en accordant une place prépondérante aux différents composants de l’environnement professionnel (les lieux, les techniques, les machines, les outils, les hommes, les bruits, les odeurs, les règles, etc.) à travers 216 photographies en couleur.

En utilisant des photographies, la personne ne s’identifie pas à une typologie figée, à des listes de verbes et d’adjectifs, mais au contraire explore les domaines et les activités professionnels de façon concrète et vivante.

Parallèlement à cette réflexion, la personne découvre des métiers, sélectionne les activités qu’elle aimerait exercer, identifie des gestes grâce aux 229 vignettes qui illustrent des gestes professionnels.




Le projet sans la plume, Marie-Claude Mouillet, Ariane Tirel (Photographe), éditions Qui plus est, 2005, 180 p.

Le projet sans la plume, réalisé par les auteurs de Chemin Faisant associés à une professionnelle des ateliers d’écriture, permet de travailler sur les thèmes habituels de l’orientation éducative et de la recherche d’emploi sans avoir à adapter les supports classiques qui, la plupart du temps, reposent sur l’écriture et la lecture.
L’originalité de cette méthode est d’amener les bénéficiaires à garder une trace de leur réflexion, mais aussi de pouvoir argumenter leur projet vis-à-vis des tiers à travers la création de leur propre support : le dictionnaire de compagnie.

Après chaque séquence, les participants alimentent leur dictionnaire de compagnie, outil indispensable à la mémorisation des séances.

Chaque séquence pédagogique allie apport théorique et consignes pédagogiques.

Une introduction précise deux choses :

  • Pourquoi, quand on a pour objectif d’accompagner une personne dans l’élaboration d’un projet, dans une réflexion sur son devenir, est-il nécessaire de travailler ce thème, de faire cet exercice ?
  • Comment fait-on pour y parvenir avec des personnes qui ont des difficultés dans leur rapport à l’écrit ?

Une fiche pédagogique présente les objectifs de la séquence, explique les consignes de mise en œuvre, et indique une durée.

Centre de documentation
148 rue d’Anderlecht 1000 Bruxelles
02 540 23 48
cdoc@collectif-alpha.be


  1. Balises pour l’alphabétisation populaire, Comprendre, agir, réfléchir le monde, Cadre de référence pédagogique, Lire et Écrire Communauté Française, 2017